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LE MONACHISME EN CAPPADOCE
La Cappadoce abritait un monachisme anachorétique et semi-anachorétique comme
un peu partout dans la chrétienté. Pourtant, le monachisme cappadocien est étroitement lié au cénobitisme dont saint Basile
de Césarée fut le fondateur en Cappadoce (toutefois, son maître Eustathe de Sébaste le précéda peut-être). Les règles monastiques
basiliennes furent élaborées pour encadrer un mouvement ascétique peu organisé et en partie vicié par un rigorisme exagéré
et un enthousiasme mystique mal discipliné. Saint Basile n'eut pas recours au cénobitisme pachômien dont il n'avait
pas une connaissance précise, mais il en reprit le fondement : l'idéal ascétique du désert et la vie communautaire.
Tout comme le cénobitisme pachômien, le monachisme basilien reprenait au semi-anachorétisme l'ascèse et l'éloignement
du monde, mais en les transposant à une communauté toute entière de moines ou de moniales,
conçue sur le modèle de l'Eglise primitive de Jérusalem et réalisant par anticipation la cité céleste.
Il ne s'agissait donc pas pour saint Basile de renouer avec le monachisme urbain, mais d'organiser une vie contemplative
stricte et franchement séparée du monde. Il confia néanmoins à certains frères des tâches traditionnellement pratiquées
dans le monachisme urbain, comme le soin des malades ou l'accueil des voyageurs.
Saint Basile laissa à son frère saint Grégoire de Nysse de compléter son oeuvre ascétique par une littérature
contemplative et mystique.
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