NERSES ŠNORHALI (saint)

D'une sainteté rayonnante qui faisait dire à ses contemporains que "rempli des grâces de l'Esprit-Saint, comme une mer qui s'étend partout, il était sans cesse en flux et en reflux", saint Nersēs le Gracieux [Chnorhali : plein de grâce] [1102-1173] fut l'un des plus ardents artisans de l'unité de l'Eglise qu'ait connu le monde chrétien. Ordonné prêtre à l'âge de seize ans, il assista son frère, le catholicos Grégoire III Pahlawuni, durant son long règne (1120-1166), œuvrant inlassablement au dialogue entre l'Eglise d'Arménie et l'Eglise orthodoxe, et suivant de près les efforts accomplis pour rétablir l'unité entre Rome et Constantinople. Elu à l'unanimité pour succéder à son frère sur le trône patriarcal, il fut un théologien exceptionnel, dont les hymnes et les prières furent introduites en très grand nombre dans la liturgie, par une faveur qui ne fut accordée qu'à un seul autre père arménien : saint Grégoire de Narek.


LETTRE A LA PROVINCE D'AMAYK
NERSES ŠNORHALI (v. 1151)

La Lettre à la province d'Amayk figure dans la troisième partie du recueil intitulé Lettres universelles, regroupant la correspondance de saint Nersès le Gracieux. Elle fut rédigée du temps de son épiscopat, vers 1151, à la demande de son frère, le catholicos Grigor III, à l'attention des prêtres arméniens desservant, aux confins du Tigre, des communautés isolées au milieu d'une population mélangée composée majoritairement de Syriaques et d'Arabes musulmans. Cette population comprenait également diverses sectes, notamment des restes de ces Tondrakiens que Grigor Magistros avait expulsés de ses territoires. La lettre, qui contient d'important développements christologiques contre différentes hérésies, témoigne déjà de la perspicacité théologique dont saint Nerses devait faire preuve quinze ans plus tard dans ses échanges avec les Romains.


EXPOSE DE LA FOI DE L'EGLISE D'ARMENIE
NERSES ŠNORHALI (1166)

Chef-d'oeuvre théologique de l'une des figures les plus emblématiques de l'Eglise d'Arménie, l'Exposé fut rédigé par saint Nersès Shnorhali (1102-1173) en 1166, l'année de son élection comme catholicos. D'une sainteté rayonnante, qui faisait dire à ses contemporains que " rempli des grâces de l'Esprit-Saint, comme une mer qui s'étend partout, il était sans cesse en flux et en reflux ", il fut l'un des plus ardents artisans de l'unité de l'Eglise qu'ait connu le monde chrétien. Ordonné prêtre à l'âge de seize ans, il assista son frère, le catholicos Grigor III Pahlawuni, durant son long règne (1120-1166), oeuvrant inlassablement au dialogue entre son Eglise et l'Eglise byzantine, et suivant de près les efforts accomplis pour rétablir l'unité entre Rome et Constantinople. En 1165, il rencontra le prince Alexis, gendre de l'empereur Manuel I Comnène (1114-1180). Leur conversation théologique amena le prince à reconsiderer la foi confessée par l'Eglise d'Arménie et à proposer à l'empereur des échanges épistolaires avec saint Nersès. Ce fut dans le cadre de ces échanges, et alors qu'il venait d'être élu catholicos a l'unanimité, que Nersès rédigea l'Exposé, en réponse à un questionnaire préparé par des archimandrites grecs. Ce texte fut transmis a l'empereur qui, après lecture conjointe du patriarche Luc, estima qu'il pourrait permettre le rétablissement de l'unité entre les deux Eglises.


LETTRE ENCYCLIQUE
NERSES ŠNORHALI (1166-1167)

La Lettre encyclique constitue à elle seule la première partie du recueil intitulé Lettres universelles, regroupant la correspondance de saint Nerses le Gracieux. Elle fut rédigée après sa consécration patriarcale, probablement en 1166-1167 et adressée à tous les évêchés de son Eglise. N'ayant pu effectuer, selon l'usage, une tournée pastorale, en raison de la dispersion des Arméniens et de sa propre santé, saint Nerses s'adressa par écrit à toutes les communautés arméniennes de la Grande Arménie comme de l'Asie Mineure et de l'Occident. La teneur de cette lettre est donc essentiellement pastorale et raisonne comme un appel à la conversion lancé à une Eglise qui était alors en grande difficultés. Le mot "foi" apparaît plus de cinquante fois, "œuvres" plus de trente fois, "cœur" à près de quarante reprises et "amour" trente-cinq fois.


LETTRE POUR CONSOLER DES PERSONNES EPROUVEES DANS LEUR CHAIR
NERSES ŠNORHALI

La Lettre pour consoler des personnes éprouvées dans leur chair qui étaient outragées par des gens sans cœur figure dans la troisième partie du recueil intitulé Lettres universelles, regroupant la correspondance de saint Nersès le Gracieux. Elle est adressée à des lépreux vivant à Edesse qui lui avaient écrit pour se plaindre de leur situation, car, outre la lèpre, ils avaient à subir, comme Job, les réflexions accablantes de leur entourage. La réponse de saint Nerses laisse transparaître une âme bouleversée par leur cri et témoigne d'une profonde compassion. Le mot "cœur", si présent dans ses écrits, apparaît cinq fois.


LETTRES A L'INSOLENT
NERSES ŠNORHALI

Les Lettres à l'insolent figurent dans la troisième partie du recueil intitulé Lettres universelles, regroupant la correspondance de saint Nerses le Gracieux. Elles sont adressées à un correspondant vindicatif, dont on sait seulement qu'il était l'higoumène d'un monastère consacré à la Sainte Mère de Dieu.

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