DAVIT' ANAŁT (saint)

David serait né dans les années 470, dans le village de Nergin, dans le Taron. Envoyé à Alexandrie, il y reçut l'enseignement du philosophe Olympiodore le Mineur, diadoque de l'Ecole néoplatonicienne de la ville, avant d'y enseigner à son tour. Il passa ensuite plusieurs années à Athènes et à Constantinople, où la renommée qu'il acquit grâce à ses talents d'orateur lui valut le surnom d'Invincible [Anałt]. De retour en Arménie à un âge avancé, il fit probablement partie de l'Ecole hellénistique qui continua l'œuvre de traduction de saint Mesrop Machtots et à laquelle on attribue notamment la traduction des œuvres de saint Irénée de Lyon. Son enseignement rencontrant l'opposition d'une partie du clergé, David se réfugia au monastère de Haghpat, où il s'endormit dans le Seigneur dans les années 550 ou 560. Son influence sur la philosophie arménienne et sur le cursus universitaire antique fut primordiale.


LOUANGE DE LA CROIX

La Croix est l'intercesseur sans parole, un témoignage pour les anges, la sainteté glorieuse de leur Seigneur invisible.

Elle est également la gloire de l'Eglise, la fierté des Apôtres, la chaire des prophètes, la couronne des martyrs ; une dispensatrice de grâces pour le clergé ; pour les docteurs de l'Eglise, la règle de la foi.

La Croix est la victoire des rois. Pour les princes, elle est espoir de vaillance. Pour les armées qui aiment le Christ, elle est l'avant-garde sur le front. Elle est un encouragement pour les héros, un appui pour ceux qui font le sacrifice de leur vie.

La Croix est un secours pour ceux qui sont en danger, une protection pour les vaincus, une ressource pour ceux qui sont dans la détresse, un refuge pour les persécutés et un sanctuaire pour ceux qui fuient.

La Croix accorde la paix à ceux qui ont peur.

Elle est la consolation des affligés et l'action de grâce de ceux qui sont dans la joie.

Elle est un avertissement de prudence pour les riches, tandis que pour les pauvres, elle est un trésor qu'on ne peut leur dérober.

Elle est la modération pour les insolents, une injonction pour les crapuleux, une retraite pour les débauchés, un ornement pour les chastes, un sceau pour les gens mariés.

La Croix est un gardien pour les jeunes, une éducatrice pour les enfants, une compagnie pour les vieillards et un guide pour les voyageurs.

Elle est le repos de ceux dont le labeur est pénible, un havre pour le navigateur.

Elle est le chemin du retour pour les égarés, un refuge pour ceux qui souffrent, une gardienne pour les veuves, un soutien pour les orphelins.

La Croix est un bastion pour le reclus, la constance de l'ascète, la supplication du pénitent.

Elle est la guérison des malades, tandis qu'elle est l'effroi des démons.

La Croix est une arme dans les mains des fidèles ; elle est le purgatoire des pécheurs, et un bouclier pour les innocents.

Elle est l'instrument du salut pour les vivants, et pour les morts, l'espérance d'une mémoire éternelle.

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