SAINTS PLATON ET DEMETRIUS

18 novembre
Fête des martyrs Platon et Démétrius.

Le martyr du Christ, saint Platon, frère du saint martyr Antioche, vivait dans la ville d'Ancyre de Galatie, aux jours du juge Agrippianus, en présence duquel il confessa avec grande hardiesse le Christ, vrai Dieu. Le juge ordonna à douze hommes de le frapper vigoureusement. Ensuite il l'interrogea de nouveau, le menaçant de nombreuses tortures et lui promettant, par de douces paroles, des présents et des biens, et de lui donner en mariage la fille de son frère. Mais saint Platon considéra tout cela comme vil et de nulle valeur.

Alors on l'étendit sur un lit de bronze enflammé et on le fustigea avec des branches vertes. Lorsqu'on l'eut descendu du lit, son corps brillait comme de la lumière et répandait une odeur suave.

(Le juge) conseilla de nouveau avec douceur, mais il ne parvint pas à persuader le saint par ses duperies. Alors, fortement irrité, il ordonna de lui brûler, avec des broches rougies, les aisselles et les côtes ; de la fumée lui sortait des narines et des oreilles. Le saint se mit à prier et l'endroit trembla. On lui enleva la peau du dos, et, la saisissant, saint Platon la jeta à la figure du juge, en blâmant ses sentiments inhumains et sa cruauté. On déchiqueta le restant du corps et les mâchoires jusqu'aux os, à tel point qu'il ne lui restait aucune ressemblance d'homme.

Le juge lui dit : " Je croyais que tu aurais été comme ce Platon qui fut l'inventeur de la science philosophique et qui écrivit les statuts des ordres de nos dieux. " Saint Platon lui répondit : " Oui, je suis son homonyme, mais de nom seulement ; je ne suis semblable à ce Platon, ni par l'esprit, ni par les idées. Cette coïncidence de nom ne me nuit d'aucune façon, car je suis supérieur à sa philosophie par la sagesse du Christ. "

On le jeta en prison pendant huit jours, sans le nourrir. D'aucuns lui apportèrent à manger, mais il ne l'accepta point. Il leur dit : " Ce qui vous nourrit, c'est le pain, et moi, c'est la parole de Dieu, qui est la vérité ; la viande vous rassasie, et moi, la prière ; le vin vous égaye, et moi, la foi sainte que je possède. " On lui trancha la tête après qu'il eut prié, le 18 novembre, et il s'en alla glorieusement devant le Christ, où il intercède pour nos personnes.

En ce jour mourut par le glaive le saint martyr du Christ Démétrius d'Apougon, par ordre du juge Publius (Pouplios), aux jours des empereurs Maximien et Maxime.

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