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SAINT JACQUES, FRERE DU SEIGNEUR
23 octobre
Martyre de l'apôtre saint Jacques, frère du Seigneur, premier patriarche de Jérusalem.
Jacques était le fils de Joseph qui fut appelé le mari de la Mère de Dieu ; Joseph fut aussi appelé Père de Dieu ; et son fils Jacques Frère du Seigneur.
Dieu bénit ce dernier et le sanctifia dans les entrailles de sa mère. Il ne but ni vin ni eau-de-vie comme Samuel, il ne mangea jamais de ce qui avait eu une âme et le rasoir ne toucha jamais sa tête comme Samson ; il ne s'oignit point d'huile, ne pénétra jamais dans un bain, ne se vêtit jamais de lainage mais seulement de toile. Il pénétrait tous les jours dans le saint des saints, non pas une fois dans l'année ainsi qu'il est écrit, mais à toute heure, où, tombant à genoux, il implorait la rémission des péchés pour le peuple ; ses genoux devinrent semblables à ceux d'un chameau à cause de ses nombreuses génuflexions devant Dieu. Il fut appelé juste, à cause de son extrême justice.
Un jour les Juifs se rassemblèrent auprès de lui et le pressèrent de renier le Christ devant le peuple ; ils lui dirent : O juste ! qui donc est la voie du Christ ? Jacques leur répondit : Le Christ, c'est le fils de Dieu. Quelques-uns de ceux-là crurent à Jacques, d'autres lui restèrent hostiles. Il y eut une dissension parmi les Juifs, et les princes murmurèrent entre eux, et de même les scribes et les pharisiens, et ils dirent : Le peuple va à sa ruine dans l'espérance de Jésus-Christ.
Tous se réunirent alors auprès de Jacques et lui dirent : O juste ! nous t'en prions, aie pitié de ce peuple, car il se trompe en suivant Jésus comme le Christ. Nous avons tous confiance en toi et nous témoignons que tu es juste, et que tu ne te laisses pas influencer par l'homme ; persuade le peuple qu'il est induit en erreur à propos de Jésus ; monte sur l'aile du temple, afin que de cette hauteur-là tout le peuple puisse te contempler, et que tes paroles parviennent à leurs oreilles ; car toutes les nations sont arrivées ici pour la pâque.
Alors les pharisiens et les scribes s'emparèrent de Jacques, le montèrent sur les tours du temple et crièrent : Dis-nous, ô juste ! à nous qui sommes tous d'accord avec toi, dis-nous qui est la voie de Jésus ? car tout ce peuple est en erreur à propos du crucifié de Pilate.
Jacques leur répondit à haute voix et dit : Pourquoi m'interrogez-vous au sujet de Jésus ? Il est assis au ciel à la droite de la puissance de son Père et il doit venir du ciel sur des nuages pour juger la terre avec justice. Beaucoup de personnes crurent à Jacques et dirent : Hosanna ! au fils de David.
Les scribes et les pharisiens se dirent entre eux : Nous avons mal fait de laisser donner un tel témoignage au sujet de Jésus. Venez, montons là-haut et jetons en bas Jacques ; le peuple aura peur et ne croira plus à Jésus. Et tous se mirent à crier ensemble : Oh ! oh ! le juste aussi est dans l'erreur. Ils montèrent sur l'aile du temple, jetèrent Jacques de la hauteur et se mirent à le lapider parce qu'il n'etait pas mort aussitôt. Il se mit à genoux et pria Dieu pour eux en disant : Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font (Lc 23,34).
Un des prêtres, des fils de Richabas, leur cria : Que faites-vous ? arrêtez, car c'est pour vous que cet homme juste prie. Un d'eux, saisissant une palette de laveuse en frappa vigoureusement sur la tête de Jacques, et c'est ainsi que le juste rendit son âme à Dieu, le 23 octobre. On l'enterra près du temple du Seigneur.
Le Saint trépassa au milieu des saints, le juste au milieu des justes, le martyr au milieu des martyrs, l'évêque au milieu des évêques.
Le premier qui fut martyrise parmi les apôtres, fut Jacques de Zebédée ; parmi les diacres, Etienne, et parmi les évêques, Jacques, le Frère du Seigneur.
Dans un autre manuscrit, on peut lire en outre :
En ce jour, commémoration de saint Ignace, évêque de Constantinople.
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SAINT JACQUES LE MINEUR
Notice biographique disponible sur le site MISSEL
Saint Jacques, dit le mineur, fils d'Alphée et frère de Jude, originaire de Nazareth, était un parent du Seigneur et fut le premier évêque de Jérusalem, à la demande expresse de Jésus si l'on en croit saint Jérôme et saint Epiphane.
Il fut favorisé d'une apparition spéciale du Sauveur ressuscité dont saint Paul se fait l'écho (I Co 15,7), et dans laquelle, selon saint Clément d'Alexandrie, lui fut communiqué de manière particulière le don de science.
Evêque de Jérusalem, il jouit d'un prestige particulier et d'une autorité considérable : c'est à lui que saint Pierre veut que l'on annonce d'abord sa délivrance (Ac 12, 12-17) ; c'est lui qui contrôle la doctrine et la mission de Paul (Ga 1,19 ; 2,9) ; c'est lui qui au concile de Jérusalem, résume le discours de Pierre et règle ce qui doit être observé lors de la conversion des païens (Ac 15) ; c'est encore chez lui que Paul, lors de son dernier voyage à Jérusalem, rend compte de sa mission (Ac 21, 18-19). Il est enfin l'auteur de l'épître de saint Jacques.
L'historien juif Flavius Josèphe et Eusèbe de Césarée mentionnent son martyre par lapidation (c'était à la Pâque, le 10 avril 62). Recopiant Hégésippe, Eusèbe de Césarée et saint Jérôme écrivent : " Il a toujours conservé sa virginité et sa pureté entière. Nazaréen, c'est-à-dire consacré à Dieu dès sa naissance, il ne coupa jamais ses cheveux ni sa barbe, n'usa ni de vin, ni bains, ni d'huile pour oindre ses membres, ne porta point de sandales, n'usa pour ses vêtements que du lin. Ses prostrations à terre dans la prière étaient si fréquentes que la peau de ses genoux s'était endurcie comme celle du chameau. Son éminente sainteté lui valut le surnom de Juste par excellence ". Hégésippe dit que Jacques fut enterré près du Temple, sur le lieu même de son martyre (précipité du Temple, puis lapidé et achevé par un foulon qui lui fracasse le crâne).
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