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SAINT JACQUES LE MAJEUR
Notice biographique disponible sur le site MISSEL
Jacques est un nom théophore qui signifie " que (Dieu) protège " (forme grécisée de Jacob). Deux apôtres de Jésus portent le nom de Jacques : Jacques, dit le majeur, fils de Zébédée, dont il s'agit ici ; l'apôtre Jacques, dit le mineur, fils d'Alphée, premier évêque de Jérusalem et auteur de l'épître. Frère aîné de Jean l'évangéliste, fils de Zébédée et de Salomé, Jacques qui habitait Bethsaïde ou Capharnaüm, pratiquait la pêche sur le lac de Génésareth, avec son père et des mercenaires embauchés. Sans doute, cousin de Jésus par sa mère, était-il des disciples de Jean-Baptiste, qui suivirent Jésus. Sa famille jouissait d'une certaine aisance, puisque sa mère eut la possibilité d'accompagner le Seigneur, de lui venir en aide et d'acheter des aromates d'embaumement. Choisi comme Apôtre, Jacques figura presque en tête des Douze, si l'on en juge par la place qu'il occupe dans les quatre listes apostoliques et par le comportement de Jésus à son égard. Avec Pierre et Jean, il formait le groupe des intimes de Jésus, seuls admis au spectacle de certains grands événements comme la résurrection de la fille de Jaïre, la Transfiguration et la sainte Agonie de Notre Seigneur au Mont des Oliviers.
C'est sans doute cette situation privilégiée qui l'enhardit à faire plusieurs demandes intempestives, révélatrices de ses tendances naturelles. De passage en Samarie il réclama l'extermination par la foudre d'un village inhospitalier ; en route vers Jérusalem et dans la persuasion où il était d'une prochaine instauration sur terre du royaume messianique, il sollicita, ou poussa sa mère à solliciter, pour lui et son frère, les premières places dans ce royaume ; à l'annonce de la ruine du Temple, il s'enquit immédiatement de la date exacte de cet événement. Son impétuosité était telle qu'il reçut de Jésus, avec son frère Jean, le surnom de " Fils du tonnerre. " Il n'en imitera pas moins la défection des autres apôtres, après l'arrestation de son Maître au jardin de l'Agonie. Malgré le silence dont l'entourent les textes sacrés après la Pentecôte, il est vraisemblable qu'il dut, jusqu'à la fin de sa vie, faire figure de chef dans l'Eglise primitive, puisque c'est sur lui et sur Pierre que porte le choix meurtrier du roi Hérode Agrippa Ier qui voulait abattre les têtes de l'Église pour plaire aux Juifs. Jacques le majeur périt alors par le glaive, donnant sa vie en témoignage de sa foi, comme Jésus le lui avait prédit.
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